Thursday, August 29, 2013

le secret


Il arrive comme ça, soudain et il faut le taire.

Ne rien dire, ne rien faire qui puisse le dévoiler.

Cacher ou détruire toutes les preuves de son existence.

Le secret ne doit pas exister, ne doit pas se murmurer, il ne faut pas en parler.

Pour rester secret, il faut agir comme s’il n’existait pas, comme s’il n’avait jamais existé, comme s’il n’existera jamais.

C’est une ombre sans ombre, l’invisibilité d’un savoir que l’on doit feindre d’ignorer.

Comme un fruit défendu, dans l’ombre de la mémoire il revient chaque jour hanter son porteur.

Révèle-moi ! Partage-moi ! Nous crie t’il, nous faisant croire qu’une fois divulgué, il sera moins lourd à porter.

Mais s’il est devenu secret, on ne peut l’ignorer, c’est que sa révélation ne serait pas sans dommages.

Comme le petit pain au chocolat, si bon, si fondant, qui derrière la vitrine vous crie : Mange moi ! alors que vous êtes au régime et que cet écart ne vous est plus permis… petit problème d’insuline !

Alors le secret vous ronge le bout des doigts, et à chaque tentation, les mots affleurent vos lèvres et soudain, à la dernière seconde, la raison vous arrête.

Le secret n’existe pas.

Wednesday, August 28, 2013

Joyeux anniversaire

Gaspard, dit Le Noir

En ce jour très spécial,

Pas pour moi, mais pour toi,

J’ai longuement hésité avant de déposer quelques mots sur un bout de papier.

 

Message d’amour, de paix, d’amitié ou de guerre ?

Ce matin, mon ciel bleu laisse passer les rayons du soleil

Mais là bas loin, la radio annonce encore une guerre.

Monday, August 26, 2013

El cotidiano, 26/8/2013


Un lundi matin, 7h05, le réveil sonne.

Un oeil s'ouvre, puis l'autre.

Dans la pièce il fait noir.

Un bruit sourd se fait entendre dans la pièce en dessous.

Le chat impatient a sauté la barrière en entendant le réveil.

Je me lève doucement, ouvre les volets, uns à uns.

Dehors il fait frais, le soleil ne pointe pas le bout de son nez et le jardin brille d'humidité.

Je regarde les arbres, les buissons, la pelouse, les fleurs.

C'est mon jardin.

Tout ça.... est à moi.

Ces arbres, ces buissons qui grandissent et que le soleil et la pluie embellissent chaque année. C'est à moi....

Drôle de conscience soudaine.

Thursday, August 8, 2013

le chien

Acceptez, je vous prie, cette pause dans la série Iceland: un sujet me brûle les doigts depuis ce matin.

Je voudrais bien me retenir, ne rien dire, ne rien écrire, ou si, vous apportez encore quelques photos de là bas loin où mettre un pied devant l'autre peut être mortel... mais je ne peux pas!

M'obsèdent ces mots qui parlent du chien.
Ce PET, animal de compagnie, compagnon de vie à 4 pattes qui apportent tant dans la vie d'un humain.

Wednesday, August 7, 2013

Iceland... pays du feu

eau toxique à la couleur magnifique au dessus
du cratère du volcan.... inutile de le préciser:
Baignade interdite! de toute façon, ça caille!
Autour c'est de la neige, pas du sel!
Pays du feu et de la glace, mais après avoir parlé de la glace, aujourd'hui, on parlera du feu, donc des volcans.

En réalité, on parlera pas... je vous propose juste de regarder quelques photos très colorées de ces volcans, fumeroles et autre qui donnent au pays une odeur et un goût de souffre.

Car, si selon les Islandais leur eau est la meilleure du monde, il faut quand même supporter l'odeur qu'elle a dès qu'elle est chargée de souffre grâce aux volcans.

Monday, August 5, 2013

Iceland - Jokulsarlon

vue sur la route depuis le parking: derrière le
véhicule se mélangent le ciel et le galcier
Après vous avoir montrer les baleines, voilà que j'ai envie de vous montrer la glace. Pas celle que l'on mange, bien que ce soit de saison, non, celle qui flotte sur le lac au sud est de l'Islande.

Très facile d'accès depuis la route numéro 1, il ne faut pas hésiter à s'arrêter sur les parkings à partir desquels on ne voit rien et où il semble absurde de s'arrêter....
sur le chemin d'accès, attention aux crottes de renard artique

Friday, August 2, 2013

Husavik - Iceland

Chose promise, chose due, en attendant le week end, quelques photos pour rêver un peu.

Rien n'arrivera dans l'ordre du voyage.

Et, pour commencer, ou continuer le voyage au bout du monde, voici quelques photos prises à Husavik, là où tous les espoirs étaient permis: voir des baleines.

Mais avant les baleines, les anciens baleiniers nous ont fait espérer voir des macareux moines.... ces petits oiseaux très mignons que l'on trouve aussi sur la côte bretonne... comme quoi, j'avais pas besoin de partir si loin pour être dépaysée et découvrir de nouvelles choses.

Mais bon, une fois partie, autant s'en mettre plein les yeux et revenir avec de stas de photos pour faire baver les copines qui attendent toujours que je leur montre mes photos...

A dire vrai, je ne suis plus vraiment sûre qu'elles attendent, les voilà en vacances ayant même oublié que j'étais un jour partie...
Pas grave, les fidèles qui n'oublient pas les promesses tenues auront dès aujourd'hui et dans les jours à venir, enfin, les photos tant attendues.

Thursday, August 1, 2013

Alive

Oui, un petit message pour vous dire que je suis en vie, que je survie, que l'Islande n'aura pas eu ma peau ... Mais presque!
J'exagère sûrement, mais il faut avouer que l'infection urinaire contractée sur place a décidé de rester en place malgré les traitements antibiotiques d'urgence pris sur place puis ceux de sauvegarde prescrits par mon médecin en rentrant à Paris.
Et c'est comme ça que je me suis retrouvée à gâcher un magnifique après midi de barbecue à la maison en jetant mes invités dehors... Il me fallait garder les toilettes pour moi toute seule!
Oui, parfois, je suis un peu perso, égoïste et je ne partage pas.... Surtout quand j'ai envié d'uriner toutes les deux secondes et demi et que le jet d'urine se termine en jet de sang atrocement douloureux.
Ainsi, ce soir là, mes invités ont eu leur vengeance à cet après midi gâché: j'ai passé 4 longues heures assises sur un toilette (le mien!!!!) à boire des litres d'eau et à les évacuer accompagner de sang prélevé en chemin sur la parois fine et abîmée de ma vessie.

Wednesday, June 19, 2013

Rien ne va plus!


Faites vos jeux, rien ne va plus!
J'exagère sûrement mais bon, faut l'admettre, la journée ne s'est pas franchement déroulée comme attendue ou espérée.
Après un réveil tardif... Dur de se lever tôt quand on se couche tard, on rate le soleil promis pour la journée et on part donc, sous la pluie.
Mais ça n'a pas d'importance, nous sommes déjà allés la veille voir les geysers et la cascade!
Continuons donc notre chemin et filons sur cette route 35, qui est déconseillée aux citadines. Je ne parle pas de femmes bien entendu, mais de voitures!
A bord de notre 4x4, les ailles ne nous poussent pas, la prudence est de mise et on profite du paysage, prenant des photos de ci de là.
Puis hop, une bifurcation vers un glacier...
Avec notre voiture, pas de soucis... Enfin, euh, c'est quand même pas la fête.
L'assurance laisse place à l'angoisse: passera t'on ou ne passera t'on pas?
Des nids de poules de transforment en ornières profondes et boueuses, la route étroite ne laisse place au doute ni au dérapage...
Non sans craintes ni frayeurs, nous arrivons à destination... Et si on déjeunait?

Tout va bien

 





 


Après avoir fait nos courses chez les cochons,

 

Mangé un bon burger,
 

Tuesday, June 18, 2013

Histoire d'un voyage

Départ du bout d'un monde pour arriver à un autre bout de monde.

Rien dans la simplicité, il faut quitter Paris, faire un saut dans mon village et continuer vers le nord jusqu'à l'aéroport

Je me demande si la ville boude mon départ mais quelque chose d'étrange se passe!

Hier un grand soleil brillait sur Paris et ce matin, la pluie est si violente que l'eau s'infiltre en douce dans ma maison qui me crie: ne part pas, la pluie va tout détruire en ton absence, ne part pas!

Mais Père attend, il est prévu que ce soit lui qui me dépose dans ce lieu où contre quelques euros des hommes deviennent des oiseaux et s'envolent loin au bout du monde, loin de leurs petits nids bien chauds!

Alors, hop, au revoir petite maison, au revoir mon doux jardin, au revoir les fraises, les cerises et la salade.

Monday, June 17, 2013

I do not know what tomorrow will bring


Trois jours que cette phrase me trotte dans la tête.

Elle ne signifie rien pour ceux qui que ne connaissent pas Fernando Pessoa, mais pour moi... Je ne sais comment et pourquoi, à l'heure de mon départ pour l'Islande, quelques jours de vacances enfin avec Doudou, résonne sans cesse cette phrase...

Friday, June 14, 2013

L'opium

celle qui pourrait fournir l'opium
On a tous besoin de croire en quelque chose. Quelque chose qui décide au dessus de nous, qui surveille, qui protège, qui veille et nous attend.
Comment vivre sans croire?
Tout le monde a ses petites superstitions, ses croyances.
J'imagine que je n'étais pas la seule, de corvée de pelage de fruit ou pomme de terre, en train d'imaginer: si je pèle ma pomme en une seule pelure sans qu'elle casse, alors ça voudra dire que j'aurai ce job, qu'il m'aime, que j'ai réussi mon contrôle de math... Qu'il va revenir.
Ou bien, si j'ai tous mes trains d'un coup, sans courir, sans stress, cet entretien je vais le gagner et demain je signe ce CDI, si je survis à ça, alors ma maladie va s'arrêter là, je vais guérir...
Et si ça ne marche pas, les plus superstitieux seront tristes et les autres se diront, ça veut rien dire, je recommence.
L'homme a besoin de croire.
Ce besoin est si puissant qu'il nous rend parfois aveugle face à l'évidence.

Thursday, June 13, 2013

Before I lost my tooth

regard du chat qui vient de rencontrer un
 adversaire sur son territoire....
Aura t'il la force de lui faire la peau?
Il y a un avant et un après mais cette dent est elle vraiment la responsable de ce changement?
Je m'interroge.
Avant, ma vie était plate et ennuyeuse.
Avant, les hommes que j'aimais me faisaient souffrir sans rien m'offrir en échange.
Avant, j'étais une petite fille sage, qui faisait des choses sages.
Avant... 
Je n'étais pas allée au Népal, en Bolivie, en Argentine, au Chili. Je n'étais pas partie en week end à Amsterdam, je n'avais gravi aucune montagne et jamais je n'avais embrassé un anglais... Ni même un chinois.
Je n'avais pas pris le train toute seule, ni dormi sous une tente ou acheté un duvet et des tas de vêtement techniques pour la montagne.
Avant, je n'avais jamais passé une nuit à l'hôpital et je n'imaginais pas qu'une chose pareil pouvait m'arriver.
Mais je suis tombée, et avec force ma tête à heurter le mur et la dent s'est cassée... On m'a allongée, détachée, puis les pompiers sont arrivés.

Tuesday, June 4, 2013

Comment êtes vous arrivé ici?

Non, je ne m'ennuie pas au bureau, surtout pas après une semaine d'arrêt de travail...

Oui, personne n'a travaillé à ma place et donc je dois rattraper le retard.... et ce n'est pas rien.

Mais le blog me manquait alors je suis venu jeter un oeil...

Puis je me suis interrogée sur comment on arrivait par ici....

Sachant qu'habituellement, ce sont des personnes à la recherche d'une robe de mariée avec un dos en dentelle qui tombent inéxorablement sur ça, je me demande combien lisent l'article, puis l'épilogue et se disent que peut être, finalement, la robe de mariée attendra un peu.


Et là, voilà les résultats et ça me laisse.... bouche bée:

Friday, May 31, 2013

De retour


Après trois jours d'hibernation forcée, me voilà enfin de retour!
Je vous confesse que j'ai passé trois jours avec une maîtresse qui ne vous laisse aucun repos.
En fait, je ne sais pas trop si je dois la qualifier de maîtresse, de meilleure amie ou de pire ennemie.
Elle était là en continue, impossible de m'en défaire par ma simple volonté et comme elle me tenait corps et âme... et bien, pendant 3 jours j'ai disparu de la face de la Terre.
Pas de rencontre avec des humains, pas d’interaction avec des personnes qui parlent, qui rient, qui pleurent, mais pas non plus avec des livres.
Oui, pendant trois jours, j'ai été à la merci de ma fièvre...
 Alors j'ai dormi, dormi et dormi debout même.
Puis comme la fièvre donne quelques sueurs, j'ai bu. Beaucoup d'eau chaude parfumée au citron, à la menthe ou à la verveine. Avec tout ça, un pot de 500 g de miel y est passé.

la peur

La mienne.
J'ai peur.
Pas du noir, ni des monstres marins qui ne peuvent pas m'atteindre là, assise dans ce train. Non.
J'ai peur de ton sourire 
J'ai peur de ne plus l'aimer et de chercher tout ce qui pourrait ne pas me plaire.
J ai peur, non pas de te plaire mais de mon envie de ta présence là maintenant, ici.
J'ai peur d'être comme elle, et un jour aussi de te faire mal.
J'ai peur de ne pas aimer le goût de tes baisers ou de tes doigts sur ma peau.

Monday, May 27, 2013

Lundi, retour au bureau

quand les vaches vous regardent d'un air de dire... pauvres vous!
Après un week end pas pour moi, à prendre soin d'enfants qui ne sont pas les miens, les conduire sur plus ou moins 300 km aller, puis retour, faire leur lit, leur repas, prendre froid en les couvrant de votre manteau et en préparant leur équipement pour leur en faire prendre plein les yeux dans un vrai rappel de 30 mètres, ou plein les mains dans des voies d'escalade de 20 mètres...

Bref, après un week end fatigant, usant et un peu froid (le printemps ayant définitivement démissionné et l'été refusant de prendre de l'avance), me voilà rentrée à ma maison.

Dans ma tête ça explose: oh ma maison, le soleil, le bonheur, mon Doudou...enfin là, je m'en fou un peu du Doudou...: suis fatiguée et le plus grand bonheur c'est la douche brûlante et le mon lit tout doux!

Mais les bonheurs simples étant toujours trop courts, après une bonne nuit de sommeil dans mon lit, le réveil sonne trop tôt, Lynn (le chat le plus indiscipliné du monde) fait un raffut de tous les diables en détruisant mon échelle en bois pour me dire: Lève toi! J'ai faim!

Friday, May 24, 2013

Le vendredi de l'angoisse

En écrivant ce titre un vague souvenir de jeudi soir me revient, c'était il y a longtemps et si vous n'avez que vingt ans, sûrement ignorez vous totalement à quoi je fais allusion.

Mais il n'est pas question de films aujourd'hui sinon de ceux que je me fais, seule dans ma tête, tous les jours un petit peu.
 
Je suis certaine, ou peut être seulement je l'espère, certaines, certains, se reconnaîtront dans mes angoisses ou riront à perdre haleine face à tant d'imagination.
 
Toutefois, prenons un peu de temps s'il vous plaît, avant, dressons ensemble le cadre, plantons le décors et entrez dans ma peau.... Vous comprendrez peut être.
 
Imaginez une petite fille, jeune frêle, fragile.
 
Mais avec un caractère de cochon... Il y a des choses que même le temps ne changera pas.
Imaginez là, adepte de film d'angoisse alors qu'elle a à peine 13 ans...
 
13 ans....

Thursday, May 23, 2013

Page blanche

Celle que j’ouvre pour commencer un texte, ce texte, ce message du jour à écrire sur le pouce, comme j’aurai pris un café après déjeuner.

Blanche la page que j’ouvre, entre deux dossiers à gérer au bureau, les urgences et la culpabilité…. Je regarde la page blanche et me demande, vais-je écrire maintenant ?

Mais puis je ainsi la laisser blanche ?

Puis-je écarter le dossier, le mettre sur le coté, mettre de coté le logiciel de travail et m’absorber sur cette page blanche et y déposer un jeu de lettres, les mélanger, en faire des mots, des phrases, une histoire ?

Ai-je le temps, le droit ?