Thursday, November 29, 2012

journal de tueurs #10 Marcelle


10- Marcelle



Il prend son temps. Ce temps qui m’est compté, ses secondes qui me plongent de plus en plus dans le noir, dans la mort.
Je sens déjà l’odeur de la mort sur mon corps alors que dans ma poitrine mon cœur bat encore.
L’odeur de la peur. Je pue la peur.
Une vieille femme qui pue la peur.
Une vieille femme de cinquante cinq ans.
Mais quelle honte !
Relève-toi vieille carcasse !
On n’est pas finie à 50 ans.

journal de tueurs # 9 Charles


9- Charles




La première fois que j’en ai vu un, c’était ici.
Là, dans cette salle d’urgences.
Personne ne parvenait à la calmer.
Une femme, une furie. C’était une femme tempête.
Deux policiers tentaient de la maintenir sur un lit médicalisé.
Un des hommes avait été mordu et saignait abondamment.
Un infirmier est arrivé et a tenté de la sédater.
Lorsque l’aiguille est entrée dans son bras, un bref instant, elle a cessé de bouger.

Tuesday, November 27, 2012

La guerre

Ou le parcours du combattant
Tout est une question de point de vue.
J'ai un penchant pour l'exagération, peut être du à mes non lointaines racines du sud.. C'est bien connu, nous, personnes au sang chaud (parce qu'on vient du sud), nous aimons plus, nous souffrons plus et le moindre vent, comme un léger souffle de mistral, se transforme en tempête, en ouragans.

Friday, November 23, 2012

histoire de chats

Parce qu'il fallait que je partage ça : http://marcellechose.canalblog.com/archives/2012/11/22/25638431.html

alors je vous offre sur un plateau mon petit commentaire:


Il parait que le chat ressemble à son maître, comme le chien et puis que le chat, s’il ne t’aime pas, si tu dégages de mauvaises ondes, il va te le faire payer d'être sur son territoire.

Maintenant, je te raconte ma vie et mon chat, ou mon expérience, c'est une question de point de vue:

J'ai un chat qui ne ressemble à rien de ce que les gens attendent:
elle a un super caractère, ne griffe personne, adore les câlins, adore les enfants (ne s'enfuie pas quand mes 6 neveux et nièces débarquent contrairement à tous les autres chats que je connais) adore les gens.... mais n'aime pas les chiens.

lettre au père Noël... la suite

Je sais, je n'ai pas de parole... la suite devait venir plus tôt, mais le soucis quand on a un boulot, qu'on pratique une activité sportive en club, qu'on pratique deux heures de transports par jour avec lecture d'un livre ou d'un journal et qu'en plus, en rentrant à la maison il y a un chat ou deux se battant avec un chien sous le regard incrédule de votre amoureux qui vous attendent... il est parfois délicat de trouver le temps d'écrire.

Wednesday, November 21, 2012

Des Missions

Est-il raisonnable en ce temps de crise d’avoir ces pensées qui m’obsèdent ?

Est il normal de rêver chaque matin que je n’irai pas accomplir mon devoir, ma mission et de fantasmer l’instant délicieux où le regard incrédule de mes responsables se posera sur un bout de papier dactylographié au bout duquel sera apposé ma signature.

Tuesday, November 20, 2012

Le ridicule

Le ridicule ne tue pas mais il fait mal.
Tant que je peine à poser le pied par terre, continuer d'avancer, marcher jusqu'au prochain RER.
Enfin posée dans un autre train je caresse la jambe jusqu'au point douloureux: à travers le collant mauve, le sang tâche mes doigts.
Le ridicule ne tue pas, mais il blesse.

Monday, November 19, 2012

Journal de tueur #8 Eliot

8- Eliot


Je suis un monstre.
Le monde est à feux et à sang parce que j'ai voulu détruire la femme que j'aime.
J'ai mis au monde le plus horrible des virus, une arme de destruction massive, et parce que j'ai perdu la raison un instant, ce virus se répand comme un incendie soufflé par le vent sur une forêt desséchée.
Dans sa tasse de café, j'ai versé le poison mortel, quelques gouttes de virus qui sous quelques heures l'ont transformée en machine à tuer.
Je voulais qu'elle tue mon rival, je voulais qu'elle soit infectée.
Mais je n'avais jamais testé le virus sur les hommes et les rats s'entretuaient sans avoir le temps de contaminer leur congénères.
La Terre entière sera bientôt contaminée.

Lettre au Père Noël

Je suis sûrement en retard pour écrire une telle lettre, compte tenu de mon âge et peut être un peu en avance compte tenu de la date.

Mais je sais bien que le Père Noël est une chimère inventée pour les enfants et, étant une adulte, je connais bien la problématique des petits cadeaux à faire et le manque d'idée.

Et puis moi même je ne sais jamais quoi répondre quand on me demande ce que je veux et j'ai décidé de réfléchir un peu pour donner des idées à toutes les bourses et à tous ceux qui veulent m'offrir des cadeaux.

Sunday, November 18, 2012

Journal de tueurs #7 Elisa

7- Elisa



Elle m'a embrassée.
Ca ne signifie rien pour elle. Juste un baiser pour rire.
Un pied de nez à nos 30 ans, mon célibat et son nouvel amant.
Pour elle, le monde reste le même.
Pour moi, quelque chose change. D'ailleurs, je sens le changement qui commence en moi.
Des années que je l'aime en silence et elle ne voit rien.
Elle a enfin quitté Eliot. 
J'étais si heureuse lorsqu'elle m'a annoncée la nouvelle.

Thursday, November 15, 2012

HC ou la crétine dépendance


J’écris depuis que j’ai 12 ans.

Je me souviens de la première fois où les mots ont pris possession de moi et m’ont poussée à prendre un stylo, un papier et jeter des mots qui avaient besoin de sortir de moi.

J’ai écris des poèmes sans rimes.

J’ai écris des comtes, des petites nouvelles.

Je n’ai jamais su tenir un journal mais j’ai toujours su trouver les mots pour exprimer des émotions, inventer des histoires.

Un jour, la source s’est tarie.

Journal de Tueurs # 6 Jean Luc


6- Jean Luc



Il y a trois jours, les médias annonçaient l’apocalypse :
 « Restez chez vous, n’ouvrez la porte à personne, n’entrez en contact avec personne. Une période de quarantaine est annoncée, il faut mettre fin à l’épidémie. »
Il y a trois jours, j’ai cessé de travailler. Plus aucun animal dans mon abattoir.
L’odeur de la mort me manque, l'odeur du sang, du dernier souffle qui expire.
Les rues des grandes villes doivent être désertes … ou pleines de gens à tuer.

Wednesday, November 14, 2012

journal de tueurs #5 Marcelle


5- Marcelle


Trois jours qu’il ne travaille plus.
Je vois bien qu’il devient fou. Je sens une haine monter en lui et je suis l’objet de cette haine.
Je suis une mauvaise mère.
J’ai pourri cet enfant, j’ai tout fait pour le garder pour moi et je sens que mon amour étouffant l’a transformé en monstre.
Ce n’est pas encore un monstre, mais le masque d’enfant modèle se fissure. Je vois les tentacules du monstre qui déchirent la peau de mon enfant, de mon bébé. Je vois sortir le monstre que j’ai créé.
Tout est ma faute.

lettre à Sandra

Je suis dure en amour, peut être parce que maman m'a toujours dit que les hommes sont des méchants et qu'il faut être dure et forte. J'ai connu des moments durs, des douleurs terribles, des chagrins meurtriers. Oui, depuis un an et demi je suis sortie de ça, j'ai un compagnon de route, un amoureux... Mais je n'oublie pas, rien de ce que j'ai vécu avant.

Tuesday, November 13, 2012

Journal de tueurs #4 Lila

4- Lila 


Je suis devant ces grilles depuis des heures.
Je ne sais pas pourquoi je suis là, je ne sais pas comment je suis arrivée là.
De l'autre côté, un homme me regarde.
Je vois la peur dans son regard.
Je ne comprends pas ce qui l'effraie.
Je ne suis qu'un petit bout de femme, et il ne veut pas m'aider, il ne veut pas m'approcher.
Les sons qui sortent de ma bouche ne forment plus des mots.

journal de tueurs # 3 Eliot

  3- Eliot 


 Je suis un scientifique.
Je suis un homme de science. Alors je suis rationnel. On attend de moi que je le sois.
Je suis l'un des meilleurs dans mon domaine. Je suis même sûrement le meilleur.
On m'a appelé avant même que je ne finisse mes études, fait passer des milliers de tests. J'étais bon. Très bon.
Alors sans vraiment que je puisse dire non, je travaillais, diplôme en poche, pour la sécurité nationale.

Monday, November 12, 2012

un cheesecake



Oui, mais pas n'importe lequel, non, mon préféré, le cheesecake chocolat blanc framboise, de quoi allier le meilleur et le plus doux et faire exploser les papilles de bonheur.

Oui, mais, pourquoi un cheesecake? Parce que j'ai du fromage au frigo? Des Framboises au congélo?

Saturday, November 10, 2012

journal de tueurs #2 Jean Luc

2- Jean Luc 


La mort c'est mon métier. Je suis tueur professionnel.
J'ai toujours aimé me présenter comme ça.
La vérité est moins glamour.
Je ne tue pas des gangsters, ni le mari infidèle des ménagères.
Mon meurtre est toujours légitime et je ne parle pas de légitime défense.
Je tue ceux qui doivent mourir, je tue des plus petits que moi, des faibles, élevés en batterie pour finir dans mon abattoir...
Je suis un tueur professionnel, un tueur de poulets, de canards, de veaux, de moutons et de cochons.

Friday, November 9, 2012

journal de tueurs #1 Lila


   1- Lila



  
J'ai tué un homme aujourd'hui.
Je ne sais rien de lui. Ni son nom, ni son âge. Ni même s'il est marié ou si une femme l'attend quelque part ou un enfant.
J'ai tué cet homme aujourd'hui.
Jamais je n'ai tué avant.
La vérité, c'est que je ne m'en souviens pas.
Ma mémoire souffre, disparaît, s'arrange.
La seule chose dont je me souvienne c'est que je l'ai tué aujourd'hui.
C'était lui ou moi. Il est arrivé vers moi avec un couteau énorme. Je ne comprends pas bien comment je l'ai évité, comment je n'ai pas été blessée.

Tuesday, October 23, 2012

Y a des places assises

Mais les gens restent debout
Près de la porte, agglutinés, prêts à sortir, ou à gêner la sortie, ou l'entrée
Y a des places assises et personne ne les veut. Ils les regardent l'oeil envieux mais refusent de quitter leur place, debout, au chaud contre la porte.
Et ils refusent aussi de vous laisser passer, accéder à ce confort qu'ils ne s'autorisent pas à eux même alors encore moins à vous, qui sortez épuisée d'une harassante journée de travail. Mais vous jouez des coudes et volez cette place convoitée et méprisée.

Monday, October 22, 2012

Vieux et beaux



Les rides, ces plis que l’on guette et que l’on jette à tout prix, ces choses horribles que l’on veut faire disparaître sans même se rendre compte que ce ne sont pas elles qui nous enlaidissent, les rides.

Monday, October 15, 2012

Taguée....



Ce qui devait arrivé, arriva, je me réveille un matin et découvre que l'on m'a taguée...




Euh, cool, sympa, mais qu'est ce que c'est?

Thursday, October 11, 2012

Le voyageur clandestin


Je plante tout ce que je trouve. C'est une manie, un tic, une passion.

Si je mange un fruit exotique, je garde les graines et je les sème.

Si ça pousse tant mieux si non, tant pis.

Ainsi, dans mon jardin et ma maison, poussent des avocatier, des arbres à kaki, des pamplemoussiers, citronniers, orangers, figuier...


Ma dernière trouvaille et petite réussite c'est un ananas.

Wednesday, October 10, 2012

Dix huit bonnes raisons de ne pas adopter un chat

 
 

 

La première et pas la moindre, est simple, logique et incontournable: vous êtes allergique. Allergique aux poils de chats, allergique aux ronrons, à l'odeur de la croquette, de la pâtée pour chat, aux composants de la litière, à l'odeur du caca de chat, du pipi de chat, aux chats, aux responsabilités, aux chiens, aux câlins, à tout quoi.... Bref, c'est physiquement et psychologiquement impossible pour vous d'avoir un chat.

Friday, September 28, 2012

Un vendredi soir pas ordinaire

Vendredi 18h j'ai quitté sans remord l'amant infernal, le sadique qui frappe le mental et te jette quelques pièces pour te consoler, réparer les blessures qu'il a faites mais qui ne se réparent pas.
18h, un vendredi soir, sur la table 14 dossiers attendent mon retour et en attendant ils vont s'accoupler pour se multiplier, proliférer et me faire regretter cette porte que je claque en partant parce que je pars pour quelques jours seulement, aujourd'hui ce n'est pas encore pour toujours...
18h, ce vendredi soir, dans le bus j'écris cet au revoir rêvant d'un adieu qui n'aura pas lieu

Wednesday, September 26, 2012

Dieu, ce misogyne

Je saigne.
Je suis une femme alors ça ne m'étonne pas et la vue du sang ne me perturbe pas.
Une fois de plus on arrive au bout du cycle des 28 jours et ce qui s'est construit se détruit, se décompose, se désagrège. Dans mon corps je saigne.
Hémorragie interne qui trouve seule sa sortie et s'évacue coûte que coûte. Et gare à moi si je n'ai pas prévu le coup et que ce sang arrivé un peu plus tôt, un peu plus tard me surprend sans munition face au ridicule et à l'humiliation publique que je pourrai souffrir si ce sang trouvait seul son chemin vers la terre, cette terre d'où tout vient et où tout retourne.

Friday, September 21, 2012

Argh

Un long article écrit, illustré et au moment de le publier boum, beug de blogger mon compagnon de poche dans l'écriture de mes articles dans les transports!
Oh larmes, oh désespoir!
Pour la peine, une onomatopée de désespoir et de dépit et une photo du dernier arrivé dans la famille Sioux

Tuesday, September 18, 2012

Du bonheur d'être parisien... Ou banlieusard chapitre 1

Oui, parisien, banlieusard, même combat matin et soir: les transports en commun.
Merci à la RATP et à la SNCF pour ce service rendu: des trains, des trams, des bus près de chez nous et toujours là, ou presque, pour nous transporter avec joie et bonne humeur de la Maison au Boulot et du Boulot au Dodo en passant par la case Métro.
En voiture, l'enfer c'est les autres! Ces maudits qui envahissent votre rue, votre autoroute, Votre chemin et qui, forcément, vous mettent en retard.

Friday, September 14, 2012

De l'art de s'ennuyer

Un rendez vous, une salle d'attente vide.

Vous êtes le prochain rendez vous, vous êtes à l'heure et le médecin semble prêt à vous recevoir. Vous ne sortez pas votre bouquin par crainte d'être interrompue dans un moment crucial de l'histoire. Car autant l'avouer, s'arrêter quand l'histoire prend un tournant, quand tout se bouscule que la fin du paragraphe est sur la page suivante, bah on a pas envie. Alors, je laisse le bouquin dans le sac.

Wednesday, September 12, 2012

des illusions

 

Ou désillusions....

De ces illusions ou c'est rêves qu'on a enfant, adolescent, et jeune adulte et qui, avant même qu'on devienne un homme, une femme mûre, bref, avant même qu'on ait 40 ans, on se rend compte que ce n'était que du rêve irréalisable, de l'illusion, de la poudre aux yeux.

Tuesday, September 11, 2012

caféinodépendante... et alors?

16h25
je me dis, je prendrai bien un café.
Mais je peux pas.
Alors je tuerai bien pour un café.
Mais je peux toujours pas!
Et, je pense à toutes ces excellentes graines de cafés qui attendent gentiment chez moi, dans leurs jolis petits paquets posés près de la machine à café.
Sans le savoir, il attendent.
Ils attendent une execution en bonne et due forme, ils attendent

Tiramissu, le secret en images

Pour un délicieux Tiramissu qui fera dire à ma nièce qu'il est meilleur que celui de maman.... laquelle m'a confiée sa recette, je vous redonnes les ingrédients et les étapes en images:

- 5 oeufs

- 1 paquet de gâteaux aux spéculos

- 100 g de sucre (blanc ou roux)

- du chocolat amer en poudre

- 1 café expresso bien serré

- 500 g de mascarponne

Monday, September 10, 2012

Récit d'Yves


Yves n'est rien d'autre qu'un pion. Un infect pion qui rit vert.

Je le hais de toute mon âme dans la mesure où l'ignorer m'est impossible.

Si je voulais, si je parvenais à l'ignorer, il pourrait me tuer.

Je ne veux pas mourir.

Ce matin (samedi), l'infect pion a frappé.

Ce n'était pas un TocToc délicat, coucou me revoilà.

C'était un coup sournois, une brûlure silencieuse, une douleur insidieusequi a fini par m'arracher des sanglots, des hurlements contre mon pauvre hommeimpuissant face à ma douleur.

Friday, August 31, 2012

Enfin août touche à sa fin


Pendant que des milliers de gens se désolent de cette fin, moi je vois enfin la période dure prendre fin.

Je ne pars jamais en vacances en août.

Je dis haut et fort que je n’aime pas les gens et que je déteste plus que tout êtres prise pour un pigeon avec des tarifs hors de prix, un calme inexistant car tous le monde part en même temps au même endroit.

Je déteste les embouteillages, les vacanciers, la normalité.

Au début, ne pas partir en août, n’était pas un choix de vacances. C’était un choix de travail.

Friday, August 17, 2012

confession d'une découverte

Me voilà les jambes sciées, les bras tombant au sol, clouée sur place je n’ose plus bouger.

Sans jambe, pas facile de se mouvoir, mais bras ballants de surprise encore plus.

Quoi, qu’est ce qui m’arrive ?

Je viens de découvrir ou d’apprendre, enfin, je ne sais pas bien comment le dire… puis-je dire que l’on vient de m’ouvrir les yeux, mais alors bien grands ouverts qui voient au travers des murs en bétons même… ah oui, je découvre comme un enfant devant… un escargot et une limace?, la différence fondamentale entre l’homme et la femme.

Friday, August 10, 2012

de ce qui donne le morale et file le bourdon

 

Un graphique.

Des statistiques.

On dirait un bateau qui vogue sur l'eau mais la réalité de ce dessin, c'est un graphique.

Quelqu'un que je ne paie pas et qui dans l'ombre du blog travaille nuit et jour surveillant, épiant les faits et gestes de tous ceux qui s'aventurent sur les pages de ce blog.

Et fier de lui, il m'impose en première vue sur ma page de travail: les statistiques de la semaine.

Thursday, August 9, 2012

l'infect pion qui rit vert


Et pendant qu'il rit ce pion, je vois rouge où tout devrait être transparent, je me tords de douleur, peut être parce que lui se tord de rire.


Je veux vous parler d'un pion qui pourri ma vie régulièrement depuis un an et demi et qui me blesse chaque fois qu'il rit.
Parait qu'il existe plein de solution pour l'empêcher d'arriver, plein de trucs et astuces pour l'éloigner de sa vie. Faut croire que je ne suis pas douée, parce que chaque fois que je crois m'en être débarrassée, hop, il revient.
Dernière rechute, dernier échec à ma lutte: lundi soir.

Tuesday, August 7, 2012

Tombe

Je ne suis pas une tombe, un silence, je suis en silence, je suis tombée et je pleure, en silence, comme la tombe. Je retiens le sanglot qui pourrait faire sortir un cri de mon corps, je le serre fort contre mon cœur et de mes yeux coulent des rivières de larmes qui lavent mes joues de la poudre déposée ce matin pour me donner bonne mine.

Monday, August 6, 2012

Ces vrais petits bonheurs de rien du tout

Les vrais, ceux qui vous font réaliser l'importance de ceux qu'on aime, commencent par un drame.
Mon drame: je rentre à la maison un mercredi soir, il y a quinze jours, il est 22h, je galère depuis le début de la semaine à courir après des trams qui ne sont pas là et fais du sport bien malgré moi. Doudou a une voiture que je n'ai pas et dont il n'a pas besoin. Alors en sortant du bureau, je suis passée dîner avec lui et j'ai pris la voiture.


Comme d'habitude, en arrivant j'appelle le chat. Lynn ne vient pas.

Friday, August 3, 2012

Ces petits bonheurs de rien du tout

Trois semaines que j'ai repris le boulot, trois semaine que les rails de mon tram ne voient plus passer de train.
Puis hier, un tram, un!
Cri de joie, je réveille doudou grâce à une invention magique: le téléphone! Doudou, il faut que je te dise: c'est magique, je viens de voir un tram! Adieu voiture, embouteillages de l'A3, bonjour la course folle aux trains...

Thursday, August 2, 2012

Mon éco geste pour la planète...



Cela fait quelques matins que je regarde la foule qui me suit ou me précède à l'entrée, la sortie des trains, dans les couloirs et les escaliers des transports en communs.

Je regarde cette foule qui se précipite toute unie vers des chemins qui sont plus ou moins les mêmes avec la même hâte, la même indifférence, le même regard hagard de celui qui ne comprend pas bien comment il s'est retrouvé coincé dans les rouages de cette grande roue.... la société de consommation.

Tuesday, July 31, 2012

"je ne veux pas donner mes organes"


C'est le titre d'un article que je n'ai pas écrit.
C'est le titre d'un article pour lequel j'ai écrit un commentaire que je n'ai jamais osé publier parce que dans la colère, j'ai préféré me taire.
J'allais vous écrire une histoire de vélib et sur mon brouillon du bureau, je retombe sur le brouillon de mon commentaire....
Alors, si Lew me lit, elle saura que j'ai lu son article, elle saura ce que je pense, elle comprendra peut être mon article "Un don pour une vie"

Épilogue au flou souvenir d'une nuit d'été

Une nuit de noce aussi belle et aussi mémorable promet un mariage heureux, où l'amour explose aux yeux de tous.

Je suis cynique peut être mais je n'ai jamais réussi à voir le bonheur se dégager de ce couple.

Disons surtout que leur idée du bonheur ne collait pas à la mienne.

Se parler comme je ne parle pas à mon chien, s'insulter, se disputer, se faire la tête et passer plus de temps à pleurer qu'à rire... ça ne correspond pas à mon idée du bonheur.

Monday, July 30, 2012

Flous souvenirs d'une nuit d'été

Si belle. Je me souviens comme elle était belle dans sa robe de mariée. Une magnifique robe peu ordinaire.

Elle était belle, magnifique. Dans cette petite ville du Portugal qu'on appelle Amarante. Une ville de pierre où au milieu coule une rivière.

Il faisait nuit, il faisait chaud. C'était une soirée du mois d'août à Amarante.

La mariée était belle, mais sur ces lèvres, je ne me souviens pas d'un sourire.

Je me souviens de ses larmes sur ses joues, je me souviens de la prendre dans mes bras.

C'était sa nuit de noce et le marié, je ne me souviens plus pourquoi, était contrarié.

Friday, July 27, 2012

Tiramisu....

J'avais des biscuits à la cuillere qui traînaient dans mon placard depuis quelques mois.

J'en parle à ma soeur qui me conseille de faire un Tiramisu

Sauf que même si j'adore cuisiner, jamais je me suis lancée dans la confection se ce délicieux dessert italien!

Puis il fait chaud et je me suis dit que ce serait finalement le dessert idéal pour les gourmands avec ce temps.

Ma soeur m'accompagne faire les courses et me voilà partie acheter de la mascarpone, des oeufs, du sucre.

Soudain elle me dit, ce qui est bon aussi, "c'est avec les gâteux à la cannelle... Les spéculos".

Thursday, July 26, 2012

Ode à mon bien aimé

À la moitié de mon trajet je ne suis déjà plus que sueur.

L'eau coule le long de mes vertèbres comme des chutes du Niagara.

Je sens les gouttes par milliers qui arrivent en bas de mon dos là où s'accroche mon pantalon en lin.

Quelqu'un tombe et s'appuie sur moi. C'est l'arrêt de la course pour ma sueur qui imbibe soudain toute ma chemise.

Je suis une flaque à 9h du matin.

Wednesday, July 25, 2012

de ce qui fait de moi une fille

Dans la continuité d'hier, un petit article sans prise de tête, juste parce que j'ai un sac de fille, un grand sac à main, une valise où je mets mes bagages pour partir en voyage.

J'exagère à peine, et pour la peine, pour vous, j'ai vidé mon sac à main...



et voilà le contenu....

Tuesday, July 24, 2012

C'est quoi une fille?

Je vous pose la question parce que parfois, je me demande si j'entre bien dans le critère.

Oui, je me demande parfois si je suis bien une fille parce qu'à part ce qui se voit quand je suis nue, il me semble qu'en me décrivant, on pourrait avoir des doutes.

Je suis pas mal à l'aise avec ça, mais soudain, je m'interroge: c'est quoi une fille?

Je m'en vais vous faire la liste de ce que je ne suis pas et qui entre, semble t'il, dans la description normale d'une fille :

Tout d'abbord, une petite présentation physique:

Je ne me maquille pas, ni fonds de teint, ni fard à paupière, rouge à lèvre ou mascara. Rien. Mon visage porte à peine une crème sans parfun, sans anti ride, sans effet bonne mine, une crème simple non allergène.

Monday, July 23, 2012

Quand faut il se taire?

Et de l'importance de savoir quand il faut parler et faire cesser le silence.

Je vous explique, il est 23h, je bouquine dans ma cuisine quand soudain j'entends hurler un voisin.

Ce n'est pas un appel au secours, ce n'est pas un cri de plaisir ni de joie, ni même un hurlement de douleur.

C'est un homme, manifestement ivre et hargneux.

Tuesday, July 17, 2012

Un don pour une vie

L'olivier est un arbre au tronc noueux, au bois dur et dense. C'est un arbre qui peut vivre plusieurs siècles.

Mais Olivier, c'est un homme.

Il a 45 ans et son corps est fatigué, usé; et il se traîne comme un arrière grand père de 95 ans.

Olivier est un mari. Il a une femme, mon amie, elle est jolie, douce, patiente. Elle a 40 ans. Elle est plus forte que bien des montagnes.

Elle vit avec son homme de 45 ans qui ne veut plus rien faire, plus aller nulle part, ne plus voir personne.

Monday, July 16, 2012

Comment on sait... ou commentaire trop long en réponse au message "la reine du Cluedo" de DarkGally

Comment savoir...
Comment savoir si on leur plait ?

Disons que j'ai ou avais un méga radar pour ça. Je savais des années avant parfois (il y a de grands timides dans ce monde) que je plaisais à un mec, qu'il y avait un truc louche avec ce mec qui était très pote avec moi ou pas trop : on ne réagit pas tous pareil.

LE TRUC : c'est qu'il y a un truc pas naturel justement: un truc dans le regard, dans l'attitude  et tout ça tu le devines si tu écoutes un peu ton radar.

Le souci, c'est que quand le mec te plait, ton radar il est mort. Niet, il existe plus et dans l'évidence tu nies que ce soit possible.

Dernier jour au paradis

C'est un dimanche comme tant d'autre mais il est un jour un peu différent pour moi, un jour comme le dernier jour de paix du condamné.
Après des dizaines d'années en cellule, voici le dernier jour avant la mort.
Le sort est jeté et accepté et en ce dernier jour, la seule chose qui compte ce sont les plaisirs simples que peut offrir ce dernier jour, le dernier jour de repos du guerrier avant de retourner au front.

Sunday, July 15, 2012

procrastination

Demain.

Demain, je fais ma lessive, mon repassage et je trie mes vêtements. A quoi bon faire les soldes avec autant de trucs dans mon placard et je ne sais même plus ce qui me va ou pas.

Demain, j'attaque le sport à fond pour avoir des abdos en béton et je fais un régime pour enfin enfiler sans problème ses vêtements que je ne peux plus mettre depuis un an.

Demain j'étrenne ma nouvelle machine à coudre et je fais enfin les ourlets de tous ces pantalons que je n'ai jamais portés car ils sont trop longs, ni apportés chez le couturier car j'oubliais ou n'avais pas le temps.

Saturday, July 14, 2012

les petits cannelés qui vont bien... avec le pur instant de bonheur

Donc voilà, trop dur, pour avoir quatre grosses mousse au chocolats ou 6 plus petites, je me retrouve avec 3 jaunes d'oeuf touts tristes et malheureux, sans coquilles et sans blanc.

Friday, July 13, 2012

un pur instant de bonheur...

Ou comment j'ai bien failli à nouveau tout dévorer sans même vous montrer à quoi ressemble cette mousse au chocolat qui rend fou mes papilles...



Et parce que c'est vous, je vous laisse mon secret de recette que j'ai volé à mon Doudou qui cuisine les desserts comme un dieu....

Wednesday, July 11, 2012

mon fruit défendu: mon jardin


Quelques images pour vous donner une idée de mes petits soucis en rentrant du bureau ou pendant ces petites vacances à la maison...

I am not a geek

Et c'est peut être ce qui mènera à ma perte.

Ou pas.

Voilà bientôt 2 semaines que je suis chez moi, en vacances, et je ne trouve jamais le temps d'écrire.

J'ai pourtant tout ce qu'il faut, l'ordi, l'ipad, l'iphone.... mais voilà, ma pomme dans le jardin d'Eden, c'est tout le jardin.... tout mon jardin.

Mon ami est un geek et il dit qu'en quelque sorte je suis une geek... une geek du jardin.

Mais tous les dangers ne sont pas que là!

Il est vrai que si j'ai un rendez vous urgent et que je dois passer par chez moi, il faut que je m'installe des oeillères pour éviter de jeter un oeil dans le jardin... bah, oui, il pourrait y avoir de nouvelles framboises à manger ou des nouvelles fraises, des haricots verts à ramasser, une tomate enfin mûre, des jeunes pousses qui manquent d'eau, des mauvaises herbes qui étouffent des jeunes plants.... bref, toutes les raisons sont bonnes pour que je m'arrête dans le jardin et que le trajet qui doit durer 10 secondes se transforme en une heure et demi....

Friday, July 6, 2012

Première semaine de vacances

Un bilan surprenant: je suis crevée!


J'ai gagné fin juin 4 semaines d'accès gratuit à la salle de sport moving près de chez moi.
Depuis le début de la semaine, je dis à ma sœur qu'on se partage mes bons et qu'on ira pendant deux semaines ensemble au sport.


Mais voilà, samedi et dimanche j'ai aidé ma petite sœur à déménager.


Lundi et mardi, avec ma grande sœur, on l'a aidé à emménager, défaire quelques cartons et monter des meubles.

Mercredi j'ai dit stop, je m'occupe de moi.

Alors j'ai fait un trou dans le plancher de ma mezzanine.

Wednesday, July 4, 2012

les trois mousquetaires, ou comment je suis fière de mes soeurs

Ne me dites pas qu'ils étaient quatre les mousquetaire, la question d'aujourd'hui n'est pas là.La question, parle d'un déménagement, de la solidarité de trois filles et de comment je suis morte de fatigue le quatrième jour de mes vacances...


Oui, voilà quatre jours que je suis en vacances et quatre jours que je trime dans les cartons de ma petite soeur qui quitte une maison pour intégrer un appartement...

Autant vous dire que l'opération n'est pas simple, encore moins quand on est aussi bordélique et peu organisée dans la maison qu'elle. Ce qui est incroyable c'est comment elle peut être tout le contraire au boulot... enfin, revenons au déménagement et à mes vacances.... quelles vacances!?!?

Bref, aujourd'hui, mardi, quatrième jour dans les cartons de la petite, le rangement et le ménage.

Elle me réveille un peu avant 10h, elle est levée depuis un bail, il fallait qu'elle dépose ses enfants à l'école...

Et oui, la petite est pas si petite que ça et la grande qui a aussi déposé ses enfants à l'école est déjà à l'oeuvre dans le nouvel appartement.

Je me lève en sursaut au son du téléphone qui sonne et à la lecture de son message. Il est tard, je ne passe même pas par la case douche, je bois le fond de mon jus d'orange que Monsieur a laissé au dans le frigo (vivent les hommes et leur coté pratique: ne pas vider la bouteille, laisser un fond de rien du tout, pour ne pas prendre une nouvelle bouteille et jeter la vide à la poubelle!), je me glisse la tête sous l'eau (faut bien se réveiller quand même), j'enfile un pantalon, un t-shirt (oui, j'en essaye 3 avant de partir, je suis une fille quand même et je suis pas réveillée, j'ai pas eu le temps de glisser sous la douche!) et je file.

Bref, en cinq minutes (j'aurai jamais fait aussi vite de ma vie), je suis levée et prète à attaquer une journée de fou. J'enfourche mon vélo et je file.

J'arrive et je découvre que les enfants ne sont pas à l'école: le petit est trop petit et la petite a vomi toute la nuit....

Ok, première action: démonter le placard mal monté par les amis déménageurs du dimanche et le remonter. Le placard est dans la chambre des enfants...

Voilà comment j'ai passé la matiné à chasser des enfants de leur chambre pour éviter de les tuer à coup de tournevis ou de meuble qui s'éffondrent dans le démontage... ou d'élements bousculés par l'enfant qui est entré alors que je tournais le dos concentrée à comprendre comment qu'on devisse les charnières des portes que les petits copains ont mal dévissé, bref, comment cet enfant pousse et renverse sur lui la porte démontée pour acceder à la poupée qui est posée comme par hasard juste derrière...

Matinée, mouvementée, agitée mais mission réussi.

Ma mère, pas loin, nous attend pour déjeuner. En voiture, à vélo, à pied, chacune à sa façon on fonce chez la mère... oui pas la mer....

Déjeuner entre femmes. Mon père bosse.

Et voilà les trois mousquetaires qui deviennent quatre le temps d'un repas.



On a pas de cape, pas d'épé, mais ce soir, quand enfin on a fermé la porte de la maison dont elle rendra les clefs en fin de semaine, on était vraiment fières de nous.

confiture de rhubarbe... test

Bon voilà, après une semaine d'attente dans le fond de mon frigo, je récupère la rhubarbe du jardin et je la pèle enfin. c'est lundi matin.... enfin, lundi 11h du matin. Je la pèse (844 gramme, la précision est sans importance mais bon, je vous pourri de détails pour le plaisir d'écrire après un si long silence, trop long!), je lui intègre la moitié de son poids en sucre et hop, c'est parti, je file aider ma petite soeur dans son déménagement.Journée bien remplie lundi, après une réunion tardive, j'arrive épuisée et préfère me coucher que préparer ma confiture.