Friday, April 26, 2013

El Cotidiano 26/4/2013


Vendredi !

Dernier jour de la semaine de travail.

Le soleil illumine encore ce début de journée et réchauffe les corps qui se découvrent lentement dans l’attente de l’été.

Dans la même attente de nudité et de plages, hommes et femmes commencent le grand boycotte du gras et du sucré dans l’espoir de retrouver une ligne perdue depuis trop longtemps ou jamais acquise.

Idée originale, ce matin, depuis la deuxième maison sans jardin, je décide de monter sur la balance…. La pesée de la semaine n’avait pas encore été faite et mon petit carnet Weigh Watchers garde des pages incomplètes face à ma lassitude du décompte de points et des kilos qui ne se perdent plus.

Thursday, April 25, 2013

El cotidiano 25/4/2013


Un peu de soleil ce matin mais comme d'habitude, plus la semaine avance, plus la sonnerie du réveil semble sonner trop tôt!

Et tôt, ce matin, je dois me lever.

Des plantes à mettre en terre avant de partir pour le bureau, de futurs fleurs qui depuis 3 jours attendent de planter leurs racines dans la terre et sortir de ce sceau plein d'eau... Et de plantes.

Inspection matinale du jardin, en attendant l'arrivée des fraises, des framboises, puis des cerises.

Au potager, les radis ont bien pris et il faut attendre de les voir grossir.

La salade et le mesclun envahissent un carré qui ne leur est pas reservé.
Les accompagnent quelques pousses d'orties qui serviront à faire du purin et protéger les rosiers des pucerons.
Si la salade est suffisamment grande, je ferai une cueillette la semaine prochaine avant de partir pour le sud.

Wednesday, April 24, 2013

El cotidiano 24/4/2013



C’est mercredi, c’est une bonne journée.

Il y a des habitudes que l’on peine à changer.

Dans la voiture sur la route, des accidents partout, des ralentissements, mais le soleil dehors donne un peu de baume au cœur.

Près de moi, l’amie qui pleure.

Le téléphone sonne, je décroche. Automatisme difficile à perdre. Puis il est tôt,c’est peut être important, c’est peut être urgent.

Je me demande qui c’est. Gwen se penche et dit que c’est Titi, l’oiseau jaune qui esquive le ‘Ros Minet… ma petite sœur avec qui je suis en froid depuis quelques jours… bientôt deux semaines en fait.

Affable, je lui demande : « en quoi puis-je t’aider ? »

Mais elle dit que je ne peux rien pour elle, qu’elle vient aux nouvelles, voir si jevais mieux dans ma tête, paraît que je ne vais pas très bien dans ma tête….

Ah,suis je devenue folle sans m’en rendre compte ? Pourtant, je continue de travailler toute la sainte journée, répondre au téléphone, écrire des courriers… faudrait peut être que j’en informe ma hiérarchie et qu’elle m’enlève de suite toutes les responsabilités qui me sont confiées.

Bref, toujours une façon délicate de vous aborder et forcement, si j’ai été cinglante avec elle il y a quelques semaine, ce n’est pas parce qu’elle a des choses à se reprocher, mais parce que je vais mal dans ma tête…

Je serre les dents. Ah oui, et pourquoi je n’irai pas bien dans ma tête ?

Tuesday, April 23, 2013

El cotidiano 23/4/2013

Ce matin, j'ai pas encore donné de nouvelles.
Je pense à elle, puis elle aussi... et lui, forcément... mais lui, je lui ai envoyé un baiser depuis le tram... un baiser depuis le téléphone, quand bien au chaud dans le tram je prenais le chemin du bureau.
11:11, plein de boulot, pas pris une seconde pour envoyer un petit message, un mail. La culpabilité me ronge et à dire vrai, je ne sais pas vraiment comment commencer...
Salut! Ca va? On déjeune ensemble ce midi? Ca tient toujours pour ce soir?
Depuis quelques semaines, bientôt un mois, chaque mot me parait ridicule, insignifiant.
La seule chose qui parait avoir du sens, ce sont les mots que je bride parfois, des je t'aime qui me paraissent interdit. Interdit à cause des conventions, de la société, de notre façon à tous de penser...
Non mais vraiment, quelle idée de dire comme ça, "hé copine, je pense fort à toi, je suis de tout coeur avec toi dans ta douleur, parce que je t'aime fort".... et voilà qu'on me regarde étrangement, pensant "oh mon dieu, mais tu es une goudou?" "oh c'est sale et tu trompes ton chéri?"

Monday, April 8, 2013

Silence

Ce n'est pas un cri que je lance avant de commencer un tournage.
Non.
C'est le constat de ces mots que je n'arrive plus à écrire.
Silence.
Comme celui de la crypte où plus rien ne vit.
Comme celui qui m'étouffe quand je voudrais trouver les mots justes et que rien ne vient.
Silence quand la décision doit se prendre, de parler ou de se taire à jamais.
Et dans la folie douloureuse du deuil, parler, se mettre en colère, mettre des mots les uns après les autres et rompre.

Wednesday, March 27, 2013

la terre s'est arrêtée de tourner


Alors que le jour est encore loin, il y a cette graine cachée au fond de mon jardin qui se réveille. Une odeur de printemps la précipite vers une nouvelle vie, elle sort de son sommeil et doucement, dans un silence assourdissant, elle germe.
Au même instant, alors que la nuit est encore là, des amants se rapprochent et se collent l'un à l'autre pour lutter ensemble contre le froid qui les encercle en attendant un bus qui n'arrive pas.
Dans la tiédeur d'un lit, un peu plus loin, deux vies se mêlent et dans un soupir trahissant le plaisir, ils inventent une nouvelle vie, une graine qui germe, comme celle que je ne peux observer au fond de mon jardin.
A l'autre bout de la ville, une femme hurle et se délivre enfin. Des larmes coulent sur son visage. Il est impossible de savoir s'il s'agit de bonheur ou de fatigue. Une infirmière sourit et lui dit : c'est un garçon, il est en parfaite santé. Il est alors temps de révéler le prénom de l'enfant.
Dans un autre bâtiment, une infirmière se lève et court. Elle entre dans la chambre où le patient semble dormir paisiblement. Une machine siffle un bruit continu et sans appel. Le coeur s'est arrêté. Il n'y a plus rien à faire. Et elle doit maintenant prononcer ces mots, une fois de plus "heure de la mort 2h11".

Thursday, March 21, 2013

journal de tueurs

Le Journal grandit et s'envole de ses propres ailles.
C'est toujours le même auteur, la même écrivaine et peut être avec de la veine, des nouvelles images bientôt pour vous présenter les personnages, mettre un visage à Lila, Eliot, Charles, Elisa, Marcelle, Jean Luc et le petit dernier, mais pas le dernier quand même, Ludwin.
Bref, pour l'instant et pendant 15 jours, des histoires déjà lues et après, au fur et à mesure, la suite!
Alors la suite, c'est ici : http://journaldetueurs.blogspot.fr/

et ici, au pays des sioux et des alligators, des histoires de coup de coeur, de coup de tête, des petit poèmes quand ça me chante, des rengaines quand ça me hante et bientôt, puisque le printemps sourit bientôt de toutes ses dents, des photos merveilleuses de mon petit jardin qui fleurit et verdit doucement.

Friday, March 8, 2013

Quand Lynn rencontre Blacky

Roman photo sans légende, car pas besoin de mots pour comprendre ce que Lynn pense (WTF) et ce que Blacky veut (sa place, la fin de la paix, jouer à la guerre, viens on va jouer dehors!)


 
 









Un jour ordinaire



Je me lève ce matin avec autant de motivation que la veille, me demandant encore si je vais tenir debout où si la douleur qui me lancine le bas du dos depuis 15 jours va cette fois me garder au lit.

Debout, les pieds souffrant comme ceux de la petite sirène, il me semble marcher sur de grandes sabres en attendant que mon corps entier se réveille.

Après la pause technique obligatoire, les yeux encore clos, je me glisse dans la salle de bain et quand mes pieds touchent le fond de la baignoire, Gaspard (le petit chat tout noir et tout fou, aussi appelé Blacky), d’un bond me rejoint.

J’ouvre doucement les robinets et l’eau arrive jusqu’à ses coussinets. Il recule, recule et soudain, j’ouvre le robinet de pluie et l’eau tombe du ciel sur ma peau et Blacky s’enfuit : suffisamment d’émotion pour ouvrir l’appétit, c’est l’heure des croquettes.

Je referme les yeux pendant que l’eau douce et filtrée, sans plus de calcaire qui agresse ma peau, réchauffe mon corps et la salle de bain toute entière.

Wednesday, March 6, 2013

Journal de Tueurs #12 Ludwin


12- Ludwin


Il se dégage de cette femme quelque chose d’étrange.
Mon partenaire lui parle d’une mort horrible, d’un traumatisme sans mot et elle reste là, à moitié nue, nous regardant sans la moindre émotion dans le regard.
Sur son visage on ne lit pas la moindre surprise et contrairement à nos attentes en pareilles circonstances, elle ne prononce aucune de ces phrases sur lesquelles nous avions parié.
Pas le moindre son ne sort de sa bouche depuis le début du récit.
Rien.
Un silence si troublant qu’il me semble que cette scène est irréelle.

Je vais me réveiller.
En attendant, je plonge et me noie dans son regard d’un bleu si clair, si pur, si froid. En vain, je cherche le moindre mouvement de compassion, de détresse, de peur, de surprise…
Rien.
Et sur sa peau doucement dorée par un soleil qui commence déjà à me brûler la nuque à cette heure matinale, pas une ride.

Tuesday, March 5, 2013

Débordée

Débordée, dépassée par un temps qui ne s'arrête pas et voilà que je n'ai plus le temps de lire, d'écrire, de vous dire.
Le temps c'est de l'argent et ceux qui en débordent et veulent le vendre, il y en a à revendre.
Mais lorsque le temps manque et que l'on veut en acheter, le prix à payer n'est pas des moindres.
Le temps me manquait et dans ce manque ma tête se perdait.
Un tourbillon s'emparait de mon corps, de mon coeur et je me sentais mourir devant ce temps dont je ne cessais de me languir.
Et soudain, alors qu'il me semblait que la mort était proche, un sursaut me réveille.

Journal de tueurs 1 à 11


    1.     Lila


J'ai tué un homme aujourd'hui.
Je ne sais rien de lui. Ni son nom, ni son âge. Ni même s'il est marié ou si une femme l'attend quelque part ou un enfant.
J'ai tué cet homme aujourd'hui.
Jamais je n'ai tué avant.
La vérité, c'est que je ne m'en souviens pas.
Ma mémoire souffre, disparaît, s'arrange.
La seule chose dont je me souvienne c'est que je l'ai tué aujourd'hui.
C'était lui ou moi. Il est arrivé vers moi avec un couteau énorme. Je ne comprends pas bien comment je l'ai évité, comment je n'ai pas été blessée.
Mais en le voyant arriver sur moi, j'ai su immédiatement que je devais le tuer, que j'allais le tuer.
Je l'ai pris dans mes bras, peut être a t'il trébuché et est il tombé dans mes bras.
Mais soudain, ce corps contre moi, la chaleur de ce corps qui voulait ma mort... je n'ai pas réfléchi.

Saturday, February 23, 2013

Pudeur

Pudeur imbécile qui m'interdit de te prendre dans mes bras, serrer ton corps frêle contre le mien et d'une accolade amicale te dire combien je t'aime combien je pense à toi.
Pudeur face aux mots mal exploités, mal interprétés qui m'interdisent de t'écrire cette phrase simple que je voudrais écrire quand je cherche les mots pour le dire:

Friday, February 22, 2013

Pray for rain


Non, cet article ne sera pas en anglais, bien que j’ai bien besoin de pratiquer un peu si je ne veux pas tout perdre de ce que j’ai appris dernièrement.

Je ne veux pas vous parler de Massive Attack, bien que j’aime assez leur musique, le titre n’est qu’un prétexte à parler de prière et pas de pluie.

 
La pluie et le beau temps, on en parle suffisamment tous les jours avec toutes ces gens à qui on n’a rien à dire, je ne vais pas vous faire souffrir d’avoir à en lire encore un peu plus :

 Il fait beau, tout le monde est heureux mais il fait froid et tout le monde râle en attendant un printemps qui sera, par essence, frais et pluvieux afin de permettre à la verdure de revenir et l’été sera pire, afin de permettre à tout de pourrir, même le moral de tout un chacun, mais encore plus de ceux qui se débattent dans des situations inextricables et inexplicables : divorce, maladie, chômage, célibat… à chacun sa croix !

 Mais puisque je parle de Croix et que je veux parler de prière, il est temps de vous demander ce que je veux vous demander : une prière !

 N’ouvrez pas grand les yeux, c’était un peu écrit dès le début ! Mais je répète, pas de prière pour la pluie, parce que, en quelque sorte, c’est une pluie que je voudrais faire disparaître.

Friday, February 15, 2013

Jouir sans nuire

 Peut on jouir sans nuire?
Alors que les soldes prennent à peine fin, un nouveau défi se lance sur le monde du chiffre... La St Valentin!
Pour cette date, alors que des couples bienheureux seront les cibles bien choisies des commerciaux, commerçant et tous les commerces du monde, d'un marketing bien rodé et en perpétuel renouvellement, d'autres resteront sur le carreau.

Il y aura celles et ceux qui se diront célibataires pour la St Valentin et qui seront fiers ou indifférents face à cet état de fait. Après tout, quelle importance! Une autre journée comme celle de la veille, un peu plus longue car le soleil brillera plus longtemps et puis après?

Il y aura ceux qui seront seuls et tristes, pleurant face à une nouvelle solitude ou une trop ancienne qui ne veut pas les quitter, se disant que leur plus gros malheur est de ne pas avoir été choisi par cet autre, cet unique qui ne devrait voir qu'eux et qui n'arrive pas... Ce prince charmant, cette petite princesse qui ne les voit pas alors qu'ils sont là, n'attendant rien d'autre que d'ouvrir les bras...

Monday, February 4, 2013

L'autre comme moi


Il y a quelques jours, je sortais du cinéma, une phrase en tête, phrase répétée deux fois dans le film: "we accept the love we think we deserve"
Oui, je regarde les films en version originale et accessoirement je comprends une partie de l'anglais, ce qui permet de mémoriser ce que j'entends, pas ce que je lis...
Pourtant, c'est de ce que je lis dont j'ai envie de vous parler.
Je n'accepte pas l'amour de cet autre qui n'est plus mais est ce que je l'aime tant parce que dans ses écrits je retrouve une partie de que je pense être moi?
On en revient à l'éternel slogan: on aime ceux qui nous ressemblent... Mais alors pourquoi les contraires s'attirent ils?
Je répète une phrase trop souvent répétée: l'amour a ses raisons que la raison ne connait pas.
Ne cherchez pas d'explication à l'amour qui

Tuesday, January 29, 2013

Le temps

Celui après lequel on court toujours, souvent.
Inconstant que l'on trouve trop lent, trop long, trop rapide.
Il est toujours tout à fait le même en étant un peu différent comme cet amant que l'on rêve et qui pourtant dort contre nous.
Il défroisse le visage des nouveaux nés, allonge les jambes des touts petits, ride le visage des fruits mûrs et blanchit les cheveux de nos aïeux.
Il est le même et un autre et fait de nous même des autres qu'on dévisage, qu'on oublie, qu'on remémore.

Tuesday, January 15, 2013

E.T. rentrer maison

Un petit extraterrestre perdu au milieu de la planète terre, accueilli avec amour et tendresse dans une petite maison.
On lui fait de la place, on lui donne de l'attention mais au final, la seule chose à laquelle il aspire, c'est retourner chez lui.
Parce que sur Terre, quoi qu'on y fasse, quels que soient les liens qu'il crée, E.T. ne se sent pas chez lui.
Comme un immigrant qui quitte son pays pour un boulot, un peu plus d'argent, de confort... Mais son âme reste chez lui, là bas loin où il est né, où subsiste son histoire.
Ce pays que d'autres vont trouver misérable, aux conditions de vie déplorables, ça restera sa maison.
Les oiseaux migrateurs reviennent toujours au même endroit, dans le même nid abandonné tout le temps de la migration. Ce nid, c'est chez eux.
Il n'y a que le coucou pour aller pondre ses œufs dans le nid du voisin... Une espèce qui se sait peut être mauvais parent et impose une adoption mortelle pour la progéniture du nid hôte.

ET rentrer maison... Il y a plusieurs types de maison.

Sunday, January 6, 2013

Soudain je pense

Que le monde est tout petit et qu'il nous le démontre chaque jour.
On imagine toujours que le monde est vaste et que la probabilité de retrouver les amis perdus de vue est nulle.
Mais il existe des exemples parfaits et surprenants où le temps et l'espace se contractent pour mettre sur votre chemin des êtres que rien ne destinait à y être.
Allons aux faits, j'imagine que ces fumeuses théorise ne passionnent personne.
23h, la réunion prend fin. Elle aurait pu s'arrêter une heure plus tôt mais il fallait compter avec la présence des passionnés de la masturbation intellectuelle inutile et les altruistes qui aiment les autres, leur présence qui réchauffe quand ils savent que chez eux, seule la solitude les attend.
On compose avec tout le monde, les débats s'enlisent et soudain c'est enfin la fin.

Friday, January 4, 2013

Nostalgie

J'avais même envié d'écrire putain de nostalgie!
Je suis dans le train, le RER pour être exacte. Je fais un trajet que je n'ai plus fait depuis une éternité.
Je rentre chez moi. Ma maison, avec mon jardin dans une ville sous les bois de la banlieue parisienne.
Banlieue est.
La banlieue de mon enfance qui fait peur aux parisiens, aux banlieusards du sud et même à ceux de là bas loin dans l'Oise!
Putain de nostalgie!
C'est l'instant où je fouille dans mon énorme sac de fille, celui où il y a toujours trop de choses et où on ne trouve jamais rien.

Thursday, January 3, 2013

Journal de tueurs # 11 Elisa

11- Elisa



C'était une magnifique fête d'anniversaire.
J'avais organisé tout dans les moindres détails.
J'avais simplement oublié combien je haïssais les hommes et je me suis souvent sentie étouffer sous leur présence surabondante à cette soirée.
Depuis le baiser de Lila, il me semble que je les hais encore plus.
J'ai passé la soirée à les embrasser, à les fuir et à préparer leur mort.
J'ai mis au point des milliers de possibilités pour les tuer. Je me sentais tellement capable de le faire que je prenais la fuite. J'ai eu cent fois la crainte de commettre l'irréparable.
Puis je l'ai fait.

Happy New year

Puisque il est impossible de faire l'impasse sur ce phénomène planétaire, avant de vous noyer sous les milliers d'articles écrits et à écrire, il me faut, sans tarder,vous souhaiter une magnifique, merveilleuse, fabuleuse, spectaculaire, grandiose année 2013.

Et parce que c'est la treizième année de l'an 2000 et qu'on n'a toujours pas touché le bout du gouffre ni vu la fin du monde, il est temps d'en profiter et de pronostiquer une année magique pour 2013.

Quoi qu'il faille se souvenir que d'ici quelques semaines, le règne du Dragon va prendre fin et va enfin commencer celui du serpent... Et je Ne sais pas vous, mais moi je trouve qu'un serpent, c'est pas forcément tendre...

En plus, si on y regarde au plus loin que l'humanité s'en souvienne, le serpent n'est il pas celui qui, enroulé autour du pommier originel, a tenté notre mère à tous, la belle Ève qui a obligé notre pauvre père à tous, le simple Adan, à croquer la pomme?

Mais ne nous égarons pas à parler religion, il est ici question de serpent et le serpent est sournois, souvent venimeux ou doté d'une force surhumaine qui lui permet de broyer sa proie sans qu'elle n'est même le temps de respirer.

Monday, December 24, 2012

24/12/2012

ceci n'est pas un chaperon rouge!
Une fois de plus, des réflexions peu ordinaires pour une journée ordinaire.

24 c'est le double de 12 et dans 400 ans, la date s'écrira 24/12/2412 et ce sera super fun. Il y aura sûrement des énergumènes pour hurler à la fin du monde, à l'apocalypse, mais bon, voilà des siècles que des super héros nous protègent secrètement de fins du monde programmées des décennies à l'avance et dans un silence assourdissant, personne ne s'aperçoit de rien.

Je ne voudrais pas dévoiler un secret et mettre des fous ou des foules aux trousses de super hommes et super femmes ou même de super extraterrestres secrètement cachés parmis nous,

Thursday, December 20, 2012

Rupture de stock

pourquoi cette photo? Il est blanc comme neige et
vient des pays froids, comme le père noël
Je me suis tâtée un certain temps avant d’envoyer ma lettre au père Noël… du coup, maintenant j’ai des bleus aux cuisses et ce n’est pas à cause du meuble dans lequel je me cogne chaque matin grâce à la magnifique configuration de l’espace dans la chambre où je dors… non rien à voir…
 
Mais le sujet n’est pas là.

Bref, je tentais tant bien que mal de réfléchir : est il bien utile d’écrire à un père dont l’existence est douteuse et les mœurs encore plus. Des tas de gens lui écrivent à la fin de l’année dans l’espoir d’augmenter le nombre de leurs jouets en tout genre : camions, poupées, puzzles et même des gazinières sont à l’ordre du jour.

Evidement, il y en a pour tous les goûts, les adultes, les enfants, mais les chiens et les chats et parfois les lapins s’inscrivent sur la liste de ceux qui veulent recevoir de ce père qui n’est pas le leur, des présents pour une fête d’anniversaire qui n’est même pas la leur.

Le père Noël est il le père de Noël ou bien s’appelle t’il Noël ?

Thursday, December 13, 2012

Black


Black is beautiful
.... for my cat.
Black is elegance
.... for my Dress.
Black is richness
.... for my chocolate.
Black is power
.... for my coffee
Black is bad
..... for your skin
But as Gabriel o Pensador says
Racism is stupidity (Racismo é Burrice!)





Wednesday, December 12, 2012

conseil à celle qui ne voulait plus se lever

Le monde est moche, il est laid et plein de beauté à la fois. Plein de cruauté et de gentillesse aussi.
Pourquoi continuer, pourquoi se lever?
A quoi bon tenir le coup, à quoi bon continuer?
Et si tout simplement tu aimais être en vie?
Et si tu avais juste envie d'être heureuse? De franchir cette épreuve, ce fossé qui te sépare du monde où tu décides d'être heureuse et tu l'es effectivement?

La baignoire



C'est une grande vasque en émail parfois et de plus en plus en matières composites.
Souvent blanche, elle sert à se laver, se relaxer, se détendre, de la douche au bain, elle s'use pour notre bien.
Parfois, elle sert de lit d'appoint, d'évier à laver la vaisselle ou de gamelle à eau... Pour les vaches, dans les champs.
On se demande souvent comment ces grands abreuvoirs insolites sont arrivés la, au milieu de nulle part, d'immenses baignoires en fonte.
Réceptacles d'une eau tombée du ciel, d'une source, d'un puits ou de la plus proche réserve d'eau potable recyclée, il arrive parfois qu'une eau légèrement salée tombe goûte à goûte sur le fond d'une baignoire.

Gouttes silencieuses de larmes qui ruissellent sur un visage où grimace une douleur que personne ne veut voir.

Monday, December 10, 2012

il y a un an...


Quand soudain la nostalgie vous frappe, quand soudain, on se réveille face à un quotidien "so boring", on regarde en arrière et on retrouve des mots, les miens, écrits ailleurs, pour d'autres...

Il y a un an, j'avais chaud, il y a un an, je réalisais un rêve... mais quand le rêve est réalisé, que reste t'il à accomplir?

Comment ne pas sombrer comme un navire qui vient de finir sa traversé fantastique,
imaginée, rêvée si longtemps qu'elle semblait impossible? Et l'impossible devient réel, et le rêve devient le quotidien.

Thursday, December 6, 2012

Péripétie d'un jeudi 6/12/2012

Jeudi 6/12/2012

En écrivant la date, je me dis que six c'est la moitié de douze. Ça n'a pas d'importance mais bon, une réflexion de plus au petit matin.
Un matin pas comme les autres, un matin de décembre où il me faut encore prendre la route du bureau.
En sortant de la maison, pas de choix de paresse, Doudou monte sur 6 ou 8 roues (j'ai pas compté) me signifie en silence que le loup blanc et moi ce matin il va falloir qu'on sportive.
Arrivée aux bornes vélib: 2 vélos disponibles, les gants à la maison, ça va faire mal.

Tuesday, December 4, 2012

Attente

Impatiente je m'inquiète sur ce temps qui passe qui me presse et dont je ne parviens pas à être maître.
Décision prise vendredi: ne plus faire d'heures supplémentaires gratuites.
Quoi, affliction, comment ça, je vole le travail de ceux qui n'en ont pas en travaillant gratuitement?
Que nenni!

morning mail

Mardi 4/12/2012


Successions de pensées dans ma course aux trains.

C’est nul de courir après les trains en mini jupe. Surtout quand il pleut. Surtout quand sur les trottoirs il y a encore des feuilles mortes qui tentent de tuer les passants. Et encore plus quand le tram est plein à craquer et qu’arrivée, essoufflée, je regarde les gens serrés les uns contre les autres et je me dis, non, je n’entrerai pas dans cette boite de sardine… je ne suis pas une sardine.
Prochain tram dans 4 minutes.
Derrière moi la boulangerie. Un croissant au beurre pour compléter mon petit déjeuner ça pourrait être bien.

Friday, November 30, 2012

American Dream


I'd like to be taller,
not too much, just to have long and slim legs.
I'd like to be slimer,
just to be lighter in your arms.
I'd like to be smarter,
to make you jealous of my body and my brain.
I'd like to be gorgeous
to forget that you loved another girl in the past.
I'd like to be rich
so I don't have to come to work in this stupid office.

Thursday, November 29, 2012

journal de tueurs #10 Marcelle


10- Marcelle



Il prend son temps. Ce temps qui m’est compté, ses secondes qui me plongent de plus en plus dans le noir, dans la mort.
Je sens déjà l’odeur de la mort sur mon corps alors que dans ma poitrine mon cœur bat encore.
L’odeur de la peur. Je pue la peur.
Une vieille femme qui pue la peur.
Une vieille femme de cinquante cinq ans.
Mais quelle honte !
Relève-toi vieille carcasse !
On n’est pas finie à 50 ans.

journal de tueurs # 9 Charles


9- Charles




La première fois que j’en ai vu un, c’était ici.
Là, dans cette salle d’urgences.
Personne ne parvenait à la calmer.
Une femme, une furie. C’était une femme tempête.
Deux policiers tentaient de la maintenir sur un lit médicalisé.
Un des hommes avait été mordu et saignait abondamment.
Un infirmier est arrivé et a tenté de la sédater.
Lorsque l’aiguille est entrée dans son bras, un bref instant, elle a cessé de bouger.

Tuesday, November 27, 2012

La guerre

Ou le parcours du combattant
Tout est une question de point de vue.
J'ai un penchant pour l'exagération, peut être du à mes non lointaines racines du sud.. C'est bien connu, nous, personnes au sang chaud (parce qu'on vient du sud), nous aimons plus, nous souffrons plus et le moindre vent, comme un léger souffle de mistral, se transforme en tempête, en ouragans.

Friday, November 23, 2012

histoire de chats

Parce qu'il fallait que je partage ça : http://marcellechose.canalblog.com/archives/2012/11/22/25638431.html

alors je vous offre sur un plateau mon petit commentaire:


Il parait que le chat ressemble à son maître, comme le chien et puis que le chat, s’il ne t’aime pas, si tu dégages de mauvaises ondes, il va te le faire payer d'être sur son territoire.

Maintenant, je te raconte ma vie et mon chat, ou mon expérience, c'est une question de point de vue:

J'ai un chat qui ne ressemble à rien de ce que les gens attendent:
elle a un super caractère, ne griffe personne, adore les câlins, adore les enfants (ne s'enfuie pas quand mes 6 neveux et nièces débarquent contrairement à tous les autres chats que je connais) adore les gens.... mais n'aime pas les chiens.

lettre au père Noël... la suite

Je sais, je n'ai pas de parole... la suite devait venir plus tôt, mais le soucis quand on a un boulot, qu'on pratique une activité sportive en club, qu'on pratique deux heures de transports par jour avec lecture d'un livre ou d'un journal et qu'en plus, en rentrant à la maison il y a un chat ou deux se battant avec un chien sous le regard incrédule de votre amoureux qui vous attendent... il est parfois délicat de trouver le temps d'écrire.

Wednesday, November 21, 2012

Des Missions

Est-il raisonnable en ce temps de crise d’avoir ces pensées qui m’obsèdent ?

Est il normal de rêver chaque matin que je n’irai pas accomplir mon devoir, ma mission et de fantasmer l’instant délicieux où le regard incrédule de mes responsables se posera sur un bout de papier dactylographié au bout duquel sera apposé ma signature.

Tuesday, November 20, 2012

Le ridicule

Le ridicule ne tue pas mais il fait mal.
Tant que je peine à poser le pied par terre, continuer d'avancer, marcher jusqu'au prochain RER.
Enfin posée dans un autre train je caresse la jambe jusqu'au point douloureux: à travers le collant mauve, le sang tâche mes doigts.
Le ridicule ne tue pas, mais il blesse.

Monday, November 19, 2012

Journal de tueur #8 Eliot

8- Eliot


Je suis un monstre.
Le monde est à feux et à sang parce que j'ai voulu détruire la femme que j'aime.
J'ai mis au monde le plus horrible des virus, une arme de destruction massive, et parce que j'ai perdu la raison un instant, ce virus se répand comme un incendie soufflé par le vent sur une forêt desséchée.
Dans sa tasse de café, j'ai versé le poison mortel, quelques gouttes de virus qui sous quelques heures l'ont transformée en machine à tuer.
Je voulais qu'elle tue mon rival, je voulais qu'elle soit infectée.
Mais je n'avais jamais testé le virus sur les hommes et les rats s'entretuaient sans avoir le temps de contaminer leur congénères.
La Terre entière sera bientôt contaminée.

Lettre au Père Noël

Je suis sûrement en retard pour écrire une telle lettre, compte tenu de mon âge et peut être un peu en avance compte tenu de la date.

Mais je sais bien que le Père Noël est une chimère inventée pour les enfants et, étant une adulte, je connais bien la problématique des petits cadeaux à faire et le manque d'idée.

Et puis moi même je ne sais jamais quoi répondre quand on me demande ce que je veux et j'ai décidé de réfléchir un peu pour donner des idées à toutes les bourses et à tous ceux qui veulent m'offrir des cadeaux.

Sunday, November 18, 2012

Journal de tueurs #7 Elisa

7- Elisa



Elle m'a embrassée.
Ca ne signifie rien pour elle. Juste un baiser pour rire.
Un pied de nez à nos 30 ans, mon célibat et son nouvel amant.
Pour elle, le monde reste le même.
Pour moi, quelque chose change. D'ailleurs, je sens le changement qui commence en moi.
Des années que je l'aime en silence et elle ne voit rien.
Elle a enfin quitté Eliot. 
J'étais si heureuse lorsqu'elle m'a annoncée la nouvelle.

Thursday, November 15, 2012

HC ou la crétine dépendance


J’écris depuis que j’ai 12 ans.

Je me souviens de la première fois où les mots ont pris possession de moi et m’ont poussée à prendre un stylo, un papier et jeter des mots qui avaient besoin de sortir de moi.

J’ai écris des poèmes sans rimes.

J’ai écris des comtes, des petites nouvelles.

Je n’ai jamais su tenir un journal mais j’ai toujours su trouver les mots pour exprimer des émotions, inventer des histoires.

Un jour, la source s’est tarie.

Journal de Tueurs # 6 Jean Luc


6- Jean Luc



Il y a trois jours, les médias annonçaient l’apocalypse :
 « Restez chez vous, n’ouvrez la porte à personne, n’entrez en contact avec personne. Une période de quarantaine est annoncée, il faut mettre fin à l’épidémie. »
Il y a trois jours, j’ai cessé de travailler. Plus aucun animal dans mon abattoir.
L’odeur de la mort me manque, l'odeur du sang, du dernier souffle qui expire.
Les rues des grandes villes doivent être désertes … ou pleines de gens à tuer.

Wednesday, November 14, 2012

journal de tueurs #5 Marcelle


5- Marcelle


Trois jours qu’il ne travaille plus.
Je vois bien qu’il devient fou. Je sens une haine monter en lui et je suis l’objet de cette haine.
Je suis une mauvaise mère.
J’ai pourri cet enfant, j’ai tout fait pour le garder pour moi et je sens que mon amour étouffant l’a transformé en monstre.
Ce n’est pas encore un monstre, mais le masque d’enfant modèle se fissure. Je vois les tentacules du monstre qui déchirent la peau de mon enfant, de mon bébé. Je vois sortir le monstre que j’ai créé.
Tout est ma faute.

lettre à Sandra

Je suis dure en amour, peut être parce que maman m'a toujours dit que les hommes sont des méchants et qu'il faut être dure et forte. J'ai connu des moments durs, des douleurs terribles, des chagrins meurtriers. Oui, depuis un an et demi je suis sortie de ça, j'ai un compagnon de route, un amoureux... Mais je n'oublie pas, rien de ce que j'ai vécu avant.

Tuesday, November 13, 2012

Journal de tueurs #4 Lila

4- Lila 


Je suis devant ces grilles depuis des heures.
Je ne sais pas pourquoi je suis là, je ne sais pas comment je suis arrivée là.
De l'autre côté, un homme me regarde.
Je vois la peur dans son regard.
Je ne comprends pas ce qui l'effraie.
Je ne suis qu'un petit bout de femme, et il ne veut pas m'aider, il ne veut pas m'approcher.
Les sons qui sortent de ma bouche ne forment plus des mots.

journal de tueurs # 3 Eliot

  3- Eliot 


 Je suis un scientifique.
Je suis un homme de science. Alors je suis rationnel. On attend de moi que je le sois.
Je suis l'un des meilleurs dans mon domaine. Je suis même sûrement le meilleur.
On m'a appelé avant même que je ne finisse mes études, fait passer des milliers de tests. J'étais bon. Très bon.
Alors sans vraiment que je puisse dire non, je travaillais, diplôme en poche, pour la sécurité nationale.

Monday, November 12, 2012

un cheesecake



Oui, mais pas n'importe lequel, non, mon préféré, le cheesecake chocolat blanc framboise, de quoi allier le meilleur et le plus doux et faire exploser les papilles de bonheur.

Oui, mais, pourquoi un cheesecake? Parce que j'ai du fromage au frigo? Des Framboises au congélo?

Saturday, November 10, 2012

journal de tueurs #2 Jean Luc

2- Jean Luc 


La mort c'est mon métier. Je suis tueur professionnel.
J'ai toujours aimé me présenter comme ça.
La vérité est moins glamour.
Je ne tue pas des gangsters, ni le mari infidèle des ménagères.
Mon meurtre est toujours légitime et je ne parle pas de légitime défense.
Je tue ceux qui doivent mourir, je tue des plus petits que moi, des faibles, élevés en batterie pour finir dans mon abattoir...
Je suis un tueur professionnel, un tueur de poulets, de canards, de veaux, de moutons et de cochons.

Friday, November 9, 2012

journal de tueurs #1 Lila


   1- Lila



  
J'ai tué un homme aujourd'hui.
Je ne sais rien de lui. Ni son nom, ni son âge. Ni même s'il est marié ou si une femme l'attend quelque part ou un enfant.
J'ai tué cet homme aujourd'hui.
Jamais je n'ai tué avant.
La vérité, c'est que je ne m'en souviens pas.
Ma mémoire souffre, disparaît, s'arrange.
La seule chose dont je me souvienne c'est que je l'ai tué aujourd'hui.
C'était lui ou moi. Il est arrivé vers moi avec un couteau énorme. Je ne comprends pas bien comment je l'ai évité, comment je n'ai pas été blessée.